Clartec - Lampe à économie d'énergie 8W - 230V - 50 Hz
 

Merci de consulter la FAQ avant de me poser une question.



Analyse du schéma d'une lampe de marque Clartec à économie d'énergie, d'une puissance de 8W, tension nominale 230 - 240V, sans allumage progressif.
L'article permet de comprendre le fonctionnement d'une lampe de ce type et de pouvoir en récupérer les composants pour d'autres applications.
Schéma complet de la lampe Clartec au format Acrobat : Schéma
 
1 : L'alimentation :

Elle est constituée d'un pont de Graetz qui assure le redressement double alternance suivi d'un filtrage assuré par C1.
L'inductance de 1 mH, repérée I, évite les remontées des perturbations provoquées par le découpage en direction du secteur.
La résistance R0 permet de limiter la pointe d'intensité du courant lors de la mise sous tension.
Cette résistance est soudée entre le culot de la lampe et le circuit imprimé.
Avec un secteur fournissant 230V efficaces, la tension d'alimentation est de l'ordre de 320V DC.

     
2 : Condition de démarrage de l'oscillateur.

Le condensateur C2 se charge au travers des deux résistances R1A et R1B.
La résistance R7 évite en cas de problème, de dépasser la tension nominale du condensateur C2.
Cette tension a pour valeur maximale :
V C2 = VCC x R7 / ( R1A + R2B + R7 ) = 320 x 220 / ( 330 + 330 + 220 ) = 80V
pour une tension nominale de 100V.
 


Lorsque la ddp aux bornes de C2 atteint la valeur typique de 32V,
(en négligeant la tension base-émetteur du transistor T2),
le diac devient "passant" et un courant base est généré dans T2.
Le transistor T2 entre en saturation, les oscillations démarrent.



3 : Amorçage du tube.


Le transformateur T est constitué de trois enroulements notés T/A, T/B et T/C.
Il est visible sur la photo du bas de page (tore).
Le ballast est une inductance de 3 mH repérée L.
Il est visible sur la photo du haut de page (carcasse de "transformateur").

Le transistor T2 sature, le condensateur C6 se décharge à travers :
- le ballast,
- le transformateur de l'oscillateur,
- la jonction collecteur émetteur du transistor T2,
- la résistance R4.
Le condensateur C4 se charge, sa tension atteignant quasiment les 320V.

L'enroulement T/B génère une tension négative
qui bloque le condensateur T1.



Le courant s'annule dans le transformateur.
La tension aux bornes de ses trois enroulements s'inverse.
Le transistor T2 se bloque et le transistor T1 sature.
Le gaz dans le tube est encore inerte.
Il se produit donc aux bornes du ballast (L) une surtension qui,
selon le constructeur, peut être de l'ordre de 1,2 kV.
Le gaz s'ionise dans le tube.

Le condensateur C4 se décharge ( T1 saturé ).
L'intensité du courant finit par s'annuler.
On repasse alors dans la configuration précédente,
avec la différence que le gaz n'a pas eu le temps de revenir à son état inerte.

Il n'y a donc pas d'effet de scintillement de la lampe pour deux raisons :

  - Le découpage se réalise avec une fréquence de plusieurs dizaines de kHz.
- Le gaz n'a pas le temps de revenir à son état inerte.



4 : Inhibition du diac.

Une fois l'oscillateur en régime permanent, il ne faut plus que la tension aux bornes du diac atteigne les 32V.
C'est la diode D5, qui n'est pas une 1N 4007 mais une FR105 ( erreur du petit Taïwanais ? ), qui assure cette fonction.
Chaque fois que le transistor T2 sature, sa deuxième fonction est de décharger le condensateur C2.
5 : Les composants.

Les transistors, DK51 ou MJE13001 : en boîtier TO92, VCB = 600V, VCE = 400V, IC = 200 mA
Les diodes, FR105 : VRRM = 600V, IF = 1A, Trr = 250 ns

Ci-dessous la photo, vue coté transformateur avec ses trois enroulements ainsi que la photo après avoir enlevé les composants, pour établir le schéma structurel.